1. La création de contes : généralités

La création du conte va être abordée en suivant diverses pistes pédagogiques.

1.1 L'analyse textuelle

Cette analyse permettra de définir la structure que l'on retrouve dans les différents contes.

Cela se fera au travers de la lecture par la maîtresse de contes variés.

1.2. Le conte oral

La théâtralisation du récit permettra aux élèves de replacer le conte dans la tradition orale. Cela se fera par l'intervention de conteurs à l'école ou au centre de Loisirs de Witry-Lès-Reims, l'Escal. L'écoute d'enregistrements audio permettra de compléter ces interventions. Cela permettra de sensibiliser les enfants aux spécificités de la narration du conte. Les enregistrements en libre accès sur Internet seront, également, exploités.

A partir de cette écoute, des activités d'expression orale seront mises en place : décrire un personnage ou le lieu du conte, résumer le conte, répondre à des questions...

1.3. Le conte pour le plaisir

Avant d'entreprendre l'écriture du conte par lui-même, il est important que les élèves puissent entendre des contes différents. L'histoire écrite n'en sera que plus riche. Ils seront lus en classe par la maîtresse. Le choix des contes lus sera très large.

1.4. Les activités d'écriture préliminaires :

1.4.1 L'album sans textes.

Ce type d'album permet de provoquer une « lecture » différente. Il permet aux élèves de confronter leurs différentes interprétations. Il oblige les élèves à chercher des mots pour dire ce qu'ils voient, ce qu'ils perçoivent de l'image. Il s'implique dans une démarche créatrice.

1.4.2 Lire et interpréter l'image.

De nombreux ouvrages de type album, bande dessinée, récits illustrés associent textes et illustrations pour faciliter l'interprétation et la compréhension du texte. Le texte et l'image peuvent être complémentaires, les images peuvent être contradictoires et divergentes par rapport au texte.

L'apprentissage de la lecture d'images d'album, avec ou sans textes s'accompagnera d'un travail sur le tri des images : images publicitaires, images documentaires, etc.. Lors de la lecture d'images, dans les albums, il s'agira de faire prendre conscience aux élèves de l'importance de la chronologie (en particulier dans les albums sans texte) et de la relation étroite qui existe entre l'image qui précède et celle qui suit.

Lors de ce travail, l'accent sera, également mis, sur l'aspect artistique de l'illustration : les différents procédés utilisés (collage, dessin, détails, ...), le choix des couleurs....

2. La création de contes en CLIS : projet 2006-2007

1er trimestre :

- Les albums sans textes :

Compétences que l'enfant doit pouvoir mettre en œuvre :

Le langage écrit : lire et écrire :

Choix des albums :

« Le loup noir »  : cette histoire rappelle les contes traditionnels mettant en scène un loup qui a faim et qui semble vouloir manger un garçon. Les élèves de CLIS, ont souvent de grandes difficultés à « imaginer » ou à canaliser leur imagination. Ce livre a la particularité de permettre aux enfants d'être dans un type de d'histoires qu'ils ont déjà entendu en maternelle (conte de Perrault, de Grimm).

Ce livre est aussi intéressant pour ses illustrations qui utilisent le noir et blanc. Cela débouchera sur une activité en Arts Plastiques : réalisation d'un dessin en noir et blanc sous forme de découpage.

« Le rêve du pêcheur » : Cette histoire met en scène un rêve. Seules, les deux premières pages et les deux dernières permettent de le comprendre.

Les illustrations sont des dessins.

«  Que d'histoires ! » : Il s'agit de suivre quatre « personnages » différents : une fourgonnette bleue, un prisonnier, un ballon jaune et un fakir. Ces quatre éléments finissent par se rejoindre. La particularité de ce livre est qu'il est très riche en détails sur chaque page. On parcoure le monde et ses différents paysages, avec des touches de contes de fées, dans certaines pages.

Les illustrations permettent de travailler la description et les détails. Les éléments du paysage sont de petites tailles.

« La course au gâteau » : ce livre reprend un peu la trame de « Roule, galette ! » ( livre que j'avais travaillé en classe l'année précédente et que d'anciens élèves connaissent). L'intérêt de ce livre, est qu'il peut y avoir plusieurs histoires à l'intérieur.

Les albums avec une phrase de texte, très courte à chaque page.

« Le secret » : Le texte simple joue sur la répétition. Les enfants qui travaillent sur ce livre sont non lecteurs, ils ne sont donc pas influencés par l'écrit. L'intérêt de ce livre est qu'il aborde le thème de la croissance des plantes.

- Comment écrire une histoire ?

En parallèle de ce travail, nous allons travailler collectivement sur les fiches suivantes : écrire histoire 02 , écrire histoire 03 , écrire histoire 05 , écrire histoire 05 , écrire histoire 08 , écrire histoire 08 , écrire histoire 10 , (sur le site : http://soutien67.free.fr/francais/niv04/franniv04.htm#ecrire )

Ce travail va permettre aux élèves de mettre en avant les

On doit :

- Ecouter des histoires

Compétences que l'enfant doit pouvoir mettre en œuvre :

Le langage au cœur des apprentissages : Parler

Durant 6 semaines, tous les mardis après-midi, une animatrice du centre « Espace Loisirs » de Witry-Lès-Reims, va venir raconter des contes aux élèves. (Conte de la rue Broca, contes des Mille et Une nuit, contes traditionnels)

Ce premier temps de travail aboutira à une première création, mise en ligne avec DIDAPAGE, ( http://www.fruitsdusavoir.org/didapages/) sur le site de la CLIS.
Pour réaliser ce premier document, nous allons établir avec les élèves : une liste de personnages, de lieux, d'objets magiques, de qualité ou défaut possible de notre héros.

2ème trimestre :

Nous allons véritablement entamer le travail de création de notre livre de contes. Mais, dans le même temps, un travail utilisant un support différent se fera afin de mobiliser l'imagination des élèves, le plus possible.

http://www3.ac-nancy-metz.fr/crmfaulquemont/maternelle/rubrique.php3?id_rubrique=21

Les élèves vont réaliser un animal imaginaire. Ce travail sera proposé à la mise en ligne sur le site cité précédemment et/ou sur le site de notre classe.

Un livre, mais des centaines d'histoires à imaginer. Un titre, un petit résumé et une couverture, trois indices pour inventer des histoires. 20 illustrateurs ont prêté leur talent pour imaginer 20 couvertures.

Par groupe de deux, les enfants vont choisir un des titres et imaginer sa propre histoire.

Chaque histoire sera illustrée en tenant compte des particularités de l'illustrateur.

A partir des histoires inventées, nous bâtirons un livre et des pages pour le site de la classe.

Prolongements possibles de ce projet :

MAÎTRISE DU LANGAGE ET DE LA LANGUE FRANÇAISE

OBJECTIFS

(...)  
L'apprentissage de la lecture et celui de l'écriture sont parfaitement complémentaires. L'un et l'autre sont en permanence menés de pair et se renforcent mutuellement. Apprendre à écrire est l'un des meilleurs moyens d'apprendre à lire.

1 - Maîtrise du langage oral

(...) 1.3 Continuer à apprendre à parler la langue française et à la comprendre
En entrant à l'école élémentaire, les élèves éprouvent encore de nombreuses difficultés lorsqu'ils tentent d'évoquer un événement que leur interlocuteur ne connaît pas ou quand ils veulent expliquer un phénomène un peu complexe. D'une manière générale, dès qu'ils s'aventurent dans une formulation enchaînant plusieurs énoncés et lorsqu'ils ne sont pas relancés par la parole d'un interlocuteur, ils restent encore souvent maladroits. Il en est de même lorsqu'ils tentent de comprendre des formulations orales de ce type.

Faciliter la compréhension des textes narratifs (en situation d'écoute et de "reformulations" alternées)
La découverte d'albums ou d'histoires illustrées peut être, à l'école élémentaire encore, un moyen privilégié pour y parvenir. L'alternance entre lecture de l'enseignant, rappel par un ou plusieurs élèves reformulant le texte dans leurs propres mots, dialogue sur les difficultés, nouvelle lecture de l'enseignant, nouvelle formulation par les élèves (sous la forme d'une dictée à l'adulte, par exemple) est susceptible d'aider chacun à se doter d'une plus grande familiarité avec ces textes. On exige progressivement que l'élève prenne une part plus grande dans cet échange, de manière à ce qu'il structure mieux ce qu'il souhaite dire et comprenne des textes plus longs et plus complexes.

Faciliter la compréhension des textes explicatifs (en situation de découverte collective)
Il en est de même pour des formes qui relèvent de l'explication et peuvent déboucher sur une meilleure compréhension des multiples aspects du documentaire (film, livre, revue, multimédia...). (...) production et compréhension se complètent : parcours en commun d'un document, dialogue sur les aspects successifs des éléments d'information, synthèses partielles demandées aux élèves et relancées par le maître, synthèse finale qui peut être obtenue par une dictée à l'adulte.

Articuler maîtrise du langage oral et maîtrise du langage écrit
D'une manière générale, au cycle des apprentissages fondamentaux, les élèves ne maîtrisent pas encore suffisamment l'écrit pour pouvoir se poser de véritables "problèmes" de compréhension sur les textes qu'ils lisent. Si l'on souhaite que le développement des stratégies de compréhension des textes longs et complexes puisse se poursuivre - et il est essentiel qu'il en soit ainsi-, c'est donc prioritairement sur des textes dits à haute voix par l'enseignant qu'elles doivent être exercées.


1.4 Parler sur des images
Les images, sous toutes leurs formes, fixes ou animées, sont fréquemment utilisées au moment de l'apprentissage de la lecture comme équivalent du message écrit que l'enfant ne sait pas encore lire. (...) Il importe que, chaque fois qu'il en est ainsi, ces documents fassent l'objet d'une discussion patiente afin que le message qu'ils portent soit verbalement élaboré. Ce sera l'occasion de confirmer l'identification de nombreux éléments du langage iconographique et, réciproquement, de préciser la signification des mots qui les désignent, d'expliciter les actions suggérées par les rapprochements des objets ou personnages représentés(...)

1.5 Structurer et augmenter le vocabulaire disponible
(...)
les discussions sur la compréhension des textes jouent un rôle essentiel.
L'attention à la construction des mots permet d'accroître plus rapidement le vocabulaire disponible dans la mesure où chaque élément nouvellement acquis ouvre la possibilité de comprendre et de produire ceux que l'on peut dériver à partir de lui. La manipulation ludique des nombreux préfixes et suffixes de la langue ouvre la voie à des "inventions" de mots dont il appartient au maître de dire ensuite si elles sont licites ou non. Là encore, il ne s'agit pas de s'engager dans une description formelle du lexique mais de jouer avec lui et de développer ainsi le plaisir de la langue.

2 - Lecture

Complémentarité entre exercices de lecture et exercices d'écriture
L'articulation entre lecture et écriture reste, dans ce cas, comme dans les précédents, un excellent moyen de renforcer les apprentissages. L'écriture d'un mot que l'on ne sait pas encore écrire permet, en effet, de revenir à une activité de synthèse qui vient compléter l'analyse.
Identification des noms, des verbes et des adjectifs
L'identification des mots écrits autres que les mots outils passe évidemment par l'accroissement général du vocabulaire des élèves (leur lexique mental) et, donc, par les connaissances qu'ils accumulent. Au cycle des apprentissages fondamentaux, ces connaissances sont le plus souvent construites oralement dans les activités relevant des domaines "Découvrir le monde" ou "Éducation artistique" ou encore pendant les lectures de littérature de jeunesse. Il est donc essentiel de ne pas les négliger, en particulier pour les élèves qui ne bénéficient pas, hors de l'école, d'activités culturelles variées.

2.6 Comprendre les textes

Comprendre des textes littéraires
(...)

Il importe que les œuvres rencontrées soient nombreuses et variées.
Un autre moyen de rendre plus assurée la compréhension d'un texte est d'articuler celle-ci avec un travail d'écriture. Il s'agit le plus souvent de prolonger un texte dont seul le début a été proposé, de transformer un épisode, de changer de personnage, de transporter le personnage principal dans un autre univers... La littérature de jeunesse offre de très nombreux exemples de pastiches et de détournements de ce type. L'écriture étant encore difficile pour les élèves du cycle des apprentissages fondamentaux, il sera nécessaire de privilégier la dictée à l'adulte ou, progressivement, l'écriture appuyée sur des matériaux prérédigés. Le travail collectif est, dans ce cas, préférable au travail individuel encore difficile à cet âge.

3 - Écrire des textes

L'écriture et la lecture sont étroitement liées dans toutes les activités du cycle des apprentissages fondamentaux. Toutefois, des moments spécifiques doivent être consacrés à des activités qui conduisent les élèves à se doter, avant même la fin du cycle, de la capacité de produire de manière autonome un texte court mais structuré, qu'il s'agisse d'un texte narratif ou d'un texte explicatif.

3.4 Mise en mots
Au cycle des apprentissages fondamentaux, la mise en mots des textes produits passe encore de manière privilégiée par la dictée à l'adulte ou l'emprunt de fragments copiés dans des répertoires. Toutefois, les élèves doivent aussi s'initier à l'écriture autonome de textes (...) .On peut considérer que, à la fin du cycle 2, chaque enfant, après une préparation rigoureuse, doit pouvoir écrire un texte d'une dizaine de lignes (texte narratif ou texte explicatif) en gérant correctement les problèmes de syntaxe et de lexique.

3.5 Édition des textes
Un projet d'écriture se termine, le plus souvent, par l'édition manuscrite ou imprimée du texte, qu'il soit collectif ou individuel. C'est un aspect important de la production de textes qui ne peut être négligé. On s'assurera, en particulier, que les modalités d'édition soient en accord avec le public lecteur visé. La liaison avec les activités artistiques permet d'inscrire l'écriture dans un projet d'expression et de création plus élaboré.

DÉCOUVRIR LE MONDE

OBJECTIFS
Les activités du domaine "Découvrir le monde" soutiennent de nombreux apprentissages transversaux.

1 - De l'espace familier aux espaces lointains

À l'école maternelle, l'élève a pris conscience de l'espace familier qui l'entoure. Au cours du cycle des apprentissages fondamentaux, il apprend à le représenter (en relation avec le travail du dessin). Il découvre d'autres espaces de plus en plus lointains, de la ville ou de la campagne voisine jusqu'aux paysages plus inhabituels pour lui.
Sur un globe terrestre ou sur une carte et avec l'aide du maître, les élèves apprennent à repérer leur région, la France, l'Europe, les autres continents, quelques grands ensembles géographiques.
De même, à partir d'albums, de photographies, de films et d'images numériques, ils décrivent la diversité des milieux et des modes de vie (habitat, nourriture, vêtement, moyens de transport, formes de végétation et de vie animale), en mettant en valeur ressemblances et différences.

2 - Le temps qui passe

(...)
La prise de conscience de réalités ou d'événements du passé et du temps plus ou moins grand qui nous en sépare constitue l'autre pôle de ces activités (...) Des ouvrages de littérature de jeunesse ou des documentaires (imprimés ou numérisés) adaptés à l'âge des élèves leur permettent, dans ce domaine aussi, d'enrichir leurs références culturelles.

6 - Les technologies de l'information et de la communication (TIC)

Comme à l'école maternelle, les supports multimédias ont tout à fait leur place au cycle des apprentissages fondamentaux. Ils sont un vecteur fécond de l'information dès lors que l'enseignant guide l'élève dans leurs usages. Certes, l'observation du réel et l'action sur celui-ci sont prioritaires (en particulier pour des enfants qui, à cet âge, peuvent s'enfermer dans les univers virtuels des jeux informatiques). Toutefois, les technologies de l'information et de la communication sont des instruments efficaces du travail intellectuel et permettent des représentations de la réalité d'aussi grande qualité que le document imprimé. Elles sont donc comme un complément nécessaire de l'observation directe chaque fois qu'il faut travailler sur des documents ou confronter les résultats obtenus aux savoirs constitués.


ÉDUCATION ARTISTIQUE

Arts visuels

L'éducation artistique à l'école élémentaire développe l'aptitude à l'expression et le goût de la création à partir d'une pratique construite ; elle favorise l'épanouissement de l'autonomie et de la personnalité de l'élève ; elle permet de mieux équilibrer les formes diverses d'intelligence et de sensibilité. Elle cultive des manières de penser et d'agir, devenues indispensables pour s'orienter dans les sociétés contemporaines.

1 - Le dessin

La pratique régulière du dessin est prioritaire. Elle entre en relation avec les autres formes d'expression, parfois pour les anticiper (dessins préparatoires, croquis explicatif, schéma, étude de composition, plan de fabrication, etc.), parfois comme une des dimensions plastiques d'une réalisation, parfois comme trace ou mémoire.
L'élève utilise le dessin comme un moyen d'expression à part entière. Il lui procure le plaisir de donner forme à une histoire, de reconstituer une scène, d'enregistrer des traces. Les dessins d'imagination et de narration sont privilégiés. L'enseignant crée les situations qui stimulent l'envie de dessiner : les textes littéraires, les albums lus, la bande dessinée sont autant de supports à exploiter. Il organise des activités qui permettent d'affiner les gestes et les tracés, de s'exercer à prolonger une ébauche, à agrandir un dessin, à en inventer la partie manquante...
Au-delà du dessin d'expression spontanée qui a été encouragé à l'école maternelle, l'enseignant incite l'élève à rechercher des solutions pour satisfaire des désirs plus explicites : agrandir, reproduire, traduire, raconter, figurer, évoquer, simplifier, etc.
Au moment où commencent les apprentissages systématiques de la langue écrite et où l'écriture devient une activité quotidienne, l'enseignant amène l'élève à mieux maîtriser son geste en jouant sur le trait pour explorer les multiples facettes de la création graphique, qu'elle relève de l'écriture ou des arts décoratifs. L'utilisation de différents outils (plumes naturelles, en métal, bois taillé, calames, pinceaux japonais...) se combine avec des expériences tentées sur des supports, formats et plans différents. Un rapprochement est opéré entre ces expériences et les différentes formes de graphie dans l'art (la lettre et le mot dans la peinture et la sculpture, les lettres calligraphiées, les enluminures, les abécédaires, le lettrisme, le graffiti, etc.) ou dans les arts décoratifs (tissage, poterie, peintures corporelles, décoration graphique d'objets quotidiens...).

2 - Les compositions plastiques

Les expérimentations sensorielles en plan et en volume conduites à l'école maternelle servent de points d'appui pour développer les réalisations plastiques en deux ou trois dimensions. L'élève agit sur les formes (des supports, des matériaux, des constituants...), sur les couleurs (mélanges, contrastes, dégradés...), sur les matières et les objets. Il enchaîne des opérations pour chercher à produire des effets.

Si l'école maternelle a donné à l'enfant l'occasion de jouer avec des objets et des formes et lui a permis de découvrir qu'on pouvait les détourner, les activités du cycle 2 l'incitent à transformer avec une intention de plus en plus explicite une chose en une autre : déstructurer des objets, reprendre des formes connues et les agencer, isoler un fragment et associer des éléments d'origines différentes en variant les moyens d'assemblage. Les ressources et les objets de l'environnement sont reconnus comme des réservoirs de matières et de formes sur lesquelles l'élève peut intervenir (réemploi, recyclage, montage, collage, assemblage, agencement, installation...).

3 - Les images

Les images sont à la fois des matériaux, des documents et des supports d'expression. L'élève doit prendre l'habitude de les fréquenter, de les transformer, de se rendre auteur des images qu'il produit et spectateur impliqué de celles qu'il regarde. Il peut intervenir sur une image existante, découvrir son fonctionnement et en détourner le sens. Il peut projeter des images dans l'espace, sur un mur ou sur un objet et jouer avec les déformations obtenues par anamorphoses, superpositions, obstructions, etc. L'environnement est appréhendé à l'aide de dispositifs optiques particuliers (verres colorés, lentilles, loupe, microscope...) qui en modifient la perception. L'élève expérimente quelques techniques de saisie et de représentation en jouant sur les notions de cadrage et de point de vue : dessin d'observation saisi à travers une fenêtre, relevé au calque, utilisation des technologies analogiques et numériques (appareil photographique traditionnel ou numérique, scanner, ordinateur, logiciels). L'exploitation des images de l'environnement (affiches, publicités, photographies...) permet de mettre en évidence les différents procédés utilisés pour servir un message.